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le président Ibrahim Boubacar Keïta investi pour un second mandat

Le président réélu du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a prêté serment mardi à Bamako pour un second mandat à la tête d’un pays toujours en proie aux attaques jihadistes.

Boubou et bonnet blancs, "IBK", 73 ans, réélu le 20 août au second tour pour cinq années de plus, a lu le serment contenu dans la Constitution malienne devant la Cour suprême, durant une cérémonie au Palais de la Culture de Bamako, retransmise en direct sur la télévision publique.

"Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national", a dit M. Keïta, avant d’être installé dans ses fonctions de président de la République du Mali par la Cour suprême.

La Cour constitutionnelle l’a proclamé le 20 août vainqueur de la présidentielle avec 67,16% des suffrages au second tour du 12 août, pour 32,84% à l’ancien ministre des Finances Soumaïla Cissé.

M. Cissé, qui n’a pas reconnu sa défaite, a appelé les Maliens à une "mobilisation pacifique et non violente pour défendre leurs droits démocratiques" mardi après-midi, dans un communiqué publié lundi où il a à nouveau rejeté les résultats officiels du 20 août.

"Le candidat Ibrahim Boubacar Keïta n’a pas été élu par le peuple malien. La cérémonie d’investiture d’un président non élu prévue pour mardi 4 septembre est nulle et de nul effet", a-t-il affirmé au nom de "la coalition pour restaurer l’espoir", formée d’une "une dizaine de candidats à l’élection présidentielle".

M. Cissé et ses partisans organisent des marches tous les weekends depuis l’annonce des résultats définitifs de la présidentielle.

Le président Keïta a été investi alors que le Mali est toujours confronté au violences jihadistes. Un Casque bleu a été blessé mardi dans l’attaque d’un camp de l’ONU à Ménaka (nord), attribuée à des "terroristes".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Malgré un accord de paix signé en mai-juin 2015, les violences ont persisté et se sont propagées depuis vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

AFP du 04 Septembre 2018

 

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