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Unité de fabrique de briques de Kati - Kambila : Les révélations intéressantes de la directrice

La Société de production des maisons construites (SOPROMAC – Immobilière) est une entreprise respectable et honorable qui a pour missions la satisfaction de l’intérêt général. A ce titre, elle intervient dans les BTP, toute chose qui explique les grands chantiers de la société à Bamako et à l’intérieur du pays, mais surtout la construction des logements sociaux à Sirakoro (Bamako), Kangaba, Fana, Ouélessebougou… Aussi, la SOPROMAC vient de se lancer, j’allais dire, se professionnaliser dans la fabrique de briques avec la mise en route d’une unité opérationnelle à Kati - Kambila. Pour en savoir davantage sur cette usine, nous avons approché sa directrice générale Madame Diaby Doussou Adama Bagayoko. Elle nous explique ici sa création, sa capacité de production quotidienne, l’employabilité de la main d’œuvre locale, son partenariat avec la BMS-SA.

Le Matinal : SOPROMAC- immobilière, après les bâtiments, a lancé en 2016, son usine de fabrique de briques. Quel est l’enjeu d’une telle unité de production dans le dispositif de la SOPROMAC ?

Madame Diaby Doussou Adama Bagayoko : Au Mali, le système de fabrication de briques le plus usité est celui de la fabrication manuelle. Compte tenu de la qualité relative de cette production, nous avons opté, de prime abord, pour la fabrication par « pondeuses de briques » qui sont des machines à presse pouvant produire 600 à 700 briques par jour. Vous imaginez sans doute que ce taux de production était loin de satisfaire les besoins d’un grand chantier de mille logements comme celui de Kati - Kambila. Aussi, avons-nous pris le pari de voir grand pour satisfaire, à la fois, notre besoin interne, mais aussi celui de la clientèle qui se faisait jour. C’est pourquoi nous avons procédé à la commande de deux machines à grande capacité de production, l’une espagnole, susceptible de livrer 20 000 briques par jour et l’autre, turque, produisant 12 000 briques par jour.

Le Matinal : Donc cela veut dire que cette usine n’a pas seulement vocation à soutenir uniquement SOPROMAC dans la construction de ses maisons, mais qu’elle offre aussi ses services à la clientèle ?

Madame Diaby  : L’investissement dans cette unité de briques, tient compte à la fois des propres besoins de la SOPROMAC, mais aussi du souci de satisfaire la forte demande venant du marché local sur l’ensemble du pays. Cela nous a amené à former des équipes compétentes pour nous assurer d’avoir un produit de bonne qualité que les institutions étatiques de normalisation ont agréé.

Le Matinal : Quelle est la production actuelle de l’usine et combien de personnes emploie-t-elle ?

Madame Diaby : L’usine emploie actuellement 150 professionnels. Par ailleurs, elle utilise une main d’œuvre d’une centaine de jeunes, par jour. En ce qui concerne la production, nous l’estimons à 25 000 briques pour combler nos besoins et ceux de notre clientèle.

Le Matinal : A l’ouverture de l’Usine, le ministère de tutelle souhaitait l’emploi local pour la commune rurale de Kambila. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Madame Diaby : Les souhaits de notre Ministère de tutelles ont été pris en compte. La priorité de l’emploi est donnée aux ressortissants de la localité de Kambila. Cela est vérifiable. En effet, la SOPROMAC se soucie toujours de participer à la résorption du chômage des jeunes comme nous l’avions susmentionné.

Le Matinal : Quels sont les problèmes rencontrés par l’Usine et quelles sont les perspectives ?

Madame Diaby  : Il s’agit essentiellement des problèmes mineurs inhérents à la mise en place d’une nouvelle unité industrielle relatifs aux essais des outils de production, au suivi des démarches administratives entreprises auprès des institutions publiques, le souci majeur consistant à la formation d’agents compétents. Ceci a mobilisé d’importants efforts financiers en terme de déploiement d ‘experts espagnols et turcs pour former le personnel local. Une fois toutes ces opérations menées à bonne fin, la production de l’usine se déroule à notre grande satisfaction. Nos perspectives, à moyen et long terme, résident à produire davantage en nombre et en qualité pour maintenir longtemps les jeunes au travail et couvrir le marché malien en briques.

Le Matinal : La Banque Malienne de Solidarité est la partenaire financière de la SOPROMAC. A ce titre, quel est son degré d’implication dans la mise en route de l’Usine de Briques ?

Madame Diaby  :: Les schémas financiers que la SOPROMAC établit avec la BMS-SA, s’effectuent par des prêts promoteurs qui nous permettent de financer nos projets. Jusqu’à ce jour, ce partenariat avec le BMS se déroule sous de bons auspices et à la satisfaction des deux parties. L’investissement sur l’usine de Briques obéit à ce schéma directeur, d’un coût global de 400 millions de francs CFA qui prend en compte l’achat des équipements, la formation etc…

Le Matinal : Un dernier mot à l’attente des clients ?

Madame Diaby  : Nous tenons à offrir des produits de qualité garantie, livrables dans les délais raisonnables. Notre souci étant de tout mettre en œuvre pour la satisfaction de tous ceux qui nous font confiance.

Réalisée par Issiaka Sidibé

Le Matinal du 17 Aout 2018

 

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