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  Nord Mali
Un lieutement de Bahanga arrêté à Ségou

Avec l’arrestation à Ségou, la semaine dernière, d’un combattant de la rébellion touareg qui sévit dans le nord du pays, les services de renseignement ont du mil à moudre. Puisque l’ex soldat de 1ere classe de Bapho, déserteur de l’armée malienne depuis les évènements du 23 Mai 2006 s’est mis à table pour dévoiler bien de secrets sur les tentacules de la rébellion que vit le septentrion du Mali. Il s’appelle Mohamed Ag Mimoune.

Officiant dans la rébellion de 1990 dans les troupes des Iyad Ag Agaly, celui qui se dit assez parenté à Hassan Fagaga l’autre chef de bandit de la rébellion, a bénéficié en 1993 d’une intégration dans l’armée régulière nationale. Jusqu’en début d’année 2006 où le bataillon militaire de Bapho le considéra en désertion. Mohamed Ag Mimoune se retrouvera dans l’Alliance pour la Démocratie et le Changement du 23 Mai.

Les Accords d’Alger signés en juillet de la même année et le cantonnement des insurgés s’étant opéré à Kidal, Mohamed Ag Mimoune, comme ses mentors (Hassan Fagaga et Ibrahim Ag Bahanga) se sont mis en marge de la paix retrouvée. Il raconte dans son audition auprès du juge d’instruction, Fousseini Konaté qu’il était sous les ordres de Hassan Fagaga et qu’ils accomplirent ensemble plusieurs missions de ravitaillement en denrée et munitions, depuis Kidal pour la base de Bahanga avant que le premier lui même ne prenne armes et bagages pour rejoindre son cousin. Qui sont derrière cette rébellion ?

Au stade de l’enquête et de nos informations, Mohamed Ag Mimoune qui a gagné les galons de Lieutenant dans cette rébellion depuis sa désertion est formel dans cette audition : « Il y a des arabes et des blancs qui nous aident ». Il cite d’ailleurs le nom d’un certain Elmehedy Colonel dans l’armée libyenne qui serait un proche parent de Hassan Fagaga : « Il communique tous les jours avec nous et nous envoie la dotation nécessaire » soutient il. Pourquoi s’est il retrouvé à Ségou alors que le front est encore en ébullition ? Il serait dit on venu chercher sa famille.

Toujours est-il que la chance ne lui a pas sourit et le commandement de l’armée de Ségou a bien voulu le retenir dans les liens de l’accusation en le mettant à la disposition de la justice. Un officier supérieur nous révèle qu’en temps de paix un tel forfait contraint l’armée à la libération de l’auteur de son effectif quant il peut encourir la peine de mort lorsque le pays est en guerre. Ne sommes nous pas dans le second cas ?

Moutta | Le Ségovien

24 septembre 2007

 

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