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  L’Annonceur - hebdo (mercredi)
Combat contre l’excision : Pour la sauvegarde des vies humaines

Parmi toutes les 16 pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme et de la petite fille, l’excision demeure la plus répandue au Mali. Une pratique relative à l’ablation partielle ou totale des organes génitaux de la femme pour des raisons culturelles.

Dans le souci de lever le voile sur la dimension culturelle de l’excision que la journée du 06 février 2010 sera célébrée sous le thème " rôle et place de la culture dans l’abandon de la pratique de l’excision " afin de sensibiliser les hommes et femmes de culture sur le phénomène, les impliquer davantage compte tenu des sensibilités culturelles.

Rappelons que l’excision constitue sans nul doute un problème de santé publique au Mali. A cause de son ampleur, 85% des femmes de 15 à 45 ans souffrent des conséquences graves sur le plan sanitaire, psychosocial et économique.

Dénoncée pour la première fois en Afrique du sud, comme étant une violation des droits humains fondamentaux, ceux de la fille et de la femme, l’excision continue d’être pratiquée dans les pays sub-sahariens à des degrés différents, notre pays n’étant pas épargné. Pourtant, depuis dans les années 60, la lutte contre la pratique de l’excision est devenue internationale.

Et c’est à la suite de la conférence du comité Inter Africain de lutte contre les pratiques néfastes à la santé de la femme et de la fille tenue en février 2003 à Addis Abéba en Ethiopie qui enregistré la présence des premières dames du Mali, du Nigeria, du Burkina Faso et de la République de la Guinée que la journée du 06 février a été instituée " Tolérance Zéro aux MGF ". Et dès lors, la journée est célébrée au Mali en vue d’attirer l’attention des décideurs et des populations sur le phénomène de l’excision.

Malgré les résultats positifs enregistrés lors des célébrations des journées précédentes ayant abouti à l’instauration du dialogue social, à l’éveil de conscience des populations, l’enseignement du module excision dans les écoles socio sanitaires, l’introduction des modules excision dans les programmes d’enseignement fondamental et secondaire, des instituts de formation des maîtres, l’abandon de la pratique par certaines communauté concrétisé par la signature de conventions locales.

Toute chose qui a fait que dans les régions de Kayes, 42 villages ont abandonné la pratique, à Koulikoro 10 villages, Sikasso 25 villages et Mopti 06 ont définitivement enterré les couteaux de l’excision. Mais, il convient de constater que la pratique persiste encore dans plusieurs localités du Mali. Cela serait lié aux pesanteurs socioculturelles, d’où l’impérieuse nécessité d’impliquer davantage le Ministère de la culture.

L’engagement des pouvoirs publics pour l’abandon de la pratique de l’excision a été toujours constant à travers la création d’un comité National d’Action pour l’éradication des pratiques néfastes à la santé de la femme et de l’enfant, le Ministère de la promotion de femme de l’enfant et de la famille ainsi que le programme National de lutte contre l’excision.

Une loi contre la pratique de l’excision

L’adoption d’une loi contre la pratique de l’excision est bien nécessaire, mais pour le moment, le Mali prône la démarche de l’I.E.C (information, éducation, communication) compte tenu de la complexité de la question de l’excision. Au moment où les populations Maliennes auront compris les méfaits de la pratique et que les populations soient bien sensibilisées l’on pourra donc penser à la prise d’une loi contre l’excision.

Signalons que la journée du samedi 06 février 2010 sera célébrée sous la présidence de Lobbo Touré Traoré, première dame du Mali, présidente de la fondation pour l’enfance. Plusieurs activités sont aussi prévues afin que l’abandon de l’excision soit une réalité dans notre pays.

Ces informations ont été données au cours du traditionnel point de presse qu’organise tous les ans, le programme national de lutte contre la pratique de l’excision à travers le Ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille à la veille de chaque 06 février. C’est le vendredi 29 janvier 2010 qu’a eu lieu cette rencontre avec la presse dans les locaux du Ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille. Les organisateurs ont été pour la circonstance à la hauteur pour répondre aux préoccupations des journalistes pour la circonstance.

Mariétou Konaté

03 Février 2010.

 

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