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Vacances scolaires : une opportunité pour les écoliers d’apprendre le coran

Les vacances sont en principe un moment de distraction et de repos pour les tout petits. Mais pas toujours. De plus en plus, elles ont tendance à être une autre phase d’épreuves pour ces derniers à Bamako. Afin de les occuper et de les inciter à connaitre leur religion pendant ces temps libres, la majorité des parents envoient leurs enfants apprendre le Coran.

Dès la fermeture des classes, certains écoliers, contraints par leurs parents, se rendent sur ces lieux de référence. Nombreux sont les parents qui pensent que les écoles coraniques sont les mieux indiquées pour inculquer aux enfants des connaissances religieuses. Fatoumata Maiga que nous avons rencontrée conduisant son enfant à la médersa, nourrissait ces mêmes idéologies en ces termes : « ce système d’apprentissage est véritablement un atout pour la nouvelle génération, car à notre époque, nous n’avions pas eu cette possibilité d’être formés à bas âge. Conformément au Coran, un croyant doit commencer à prier dès l’âge de 7 ans. Pour ce faire, nous devons envoyer nos enfants dans ces centres ».

Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage s’est approchée d’Abocar Sidi Diallo, maitre coranique à Garantibougou. C’est aux environs de 9 heures précises, que nous avons pu constater les cris enfantins disant « Asalam Alaikoum Malim », que l’on peut traduire par « bonjour maitre ». Généralement les enfants sont formés dans les mosquées ou les coins de rue. Ici les apprenants prenaient cours dans une salle de l’école privée « Simon Keita ».

Face à ses élèves et vêtu d’un boubou blanc, l’instructeur coranique récitait sourate après sourate. A leur tour, les élèves répétaient successivement toute expression évoquée par le maitre. Cette harmonieuse ambiance pouvait tiquer l’attention à distance. Entre temps, un petit garçon débutant s’isolait dans son coin pour réciter en toute quiétude la sourate “Al Fatihah.

A noter que le sourire collé aux lèvres de chaque apprenant pouvait témoigner de la vivacité et de la potentialité de l’encadreur. Malim Diallo explique que c’est à travers ces différentes sourates que les jeunes peuvent être initiés à l’alphabet arabe, voire comprendre et maitriser les règles de fonctionnement de l’islam. Satisfait de partager ses acquis, le jeune instructeur a précisé qu’il effectue cet acte de son plein gré. Bien qu’il existe des centres coraniques payants à Bamako, j’ai décidé de faire du mien « un centre à but non lucratif », car je ne vise aucun intérêt pécuniaire, a rappelé Abocar Sidi Diallo.

Selon lui, l’objectif serait de contribuer au développement collectif en apprenant aux enfants ce qu’ils ne peuvent pas apprendre à l’école française notamment les prières, les ablutions et tant d’autres. En outre, ce centre communautaire réunit deux catégories d’apprenants, à savoir les débutants et les expérimentés. Il fonctionne du lundi au vendredi jusqu’à la fin des vacances.

Pour gérer à bien son centre, Malim Diallo a attribué à chaque catégorie un temps précis d’apprentissage. Cette organisation lui permet de suivre rigoureusement le niveau d’évolution des apprenants.

A côté se trouvait un vieil imam du quartier qui assistait ainsi à la scène. Dans ses propos de sagesse, c’est un simple passage qui lui a permis de découvrir ce lieu de formation. « Dès lors, je viens habituellement admirer le quotidien de cet homme généreux », a conclu l’imam.

Arbia Alpha TOURé

L’Essor du 01 Aout 2018

 

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