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Spoliation des terres des paysans à Diondori : Les agents de l’État et des agences immobilières indexés

Les ressortissants de Diondori dans la commune de Sokoura Kounari, cercle de Mopti dénoncent la spoliation de leurs terres par certains agents de l’urbanisme et des domaines de la région de Mopti qui seraient en complicité avec les agences immobilières. Au dire de ces ressortissants, cela fait plusieurs années maintenant que ces personnes s’accaparent de leurs terres de culture pour les vendre à des particuliers.

Se réveiller tôt le matin et trouver que son champs de culture est balisé avec des bornes, sans savoir les raisons, même si tu le savais, tu te rendras compte que tu es impuissant. Impuissant, parce que tu ne peux plus récupérer la parcelle qui t’a été légué par ton père et que ce dernier aussi l’a reçu de son père. Si tu contestes, on te montre le chemin de la prison. Parce que tout simplement la justice n’est pas là pour toi ou parce que c’est la loi du plus fort. Tel est le sort des paysans de Diondori dans la commune de Sokoura Kounari, qui vivent pourtant de leurs productions. Ce n’est pas une situation surprenante du fait qu’on est au Mali. Et le foncier a toujours été un problème dans ce pays.

Ces paysans sollicitent aujourd’hui l’intervention de l’état afin de résoudre le problème auquel ils sont confrontés depuis fort longtemps. Ils se disent aujourd’hui victime de cette spéculation foncière entretenue par un réseau qui ne dit pas son nom. Selon les paysans, non seulement les agents immobiliers s’approprient de leurs parcelles, mais ils parviennent aussi à faire sortir des documents nécessaires au niveau de l’administration pour justifier leur vol. « Ils ont presque vendus tous nos champs. », se plaint un paysan de Diondori. Il ajoutera que maintenant, ils veulent que cette pratique cesse parce qu’ils comptent utiliser ces parcelles pour leurs activités, ou bien qu’il soit consulter d’abord avant d’engager toutes actions pouvant leurs lésés dans leur droit. Au dire des paysans, ils ont héritées, depuis des lustres et de génération en génération, ces terres. Cependant, ils diront qu’ils vivent de ces terres, notamment avec la culture des céréales. Pour eux, les autorités ne sont pas au courant de cette situation d’où leur appel pressant à l’endroit de l’état afin qu’il puisse trouver une solution urgemment.

Ousmane Baba Dramé

Le Républicain du 15 Février 2018

 

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