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Mbaranga Gasarabwe, représentante spéciale adjointe de l’ONU au Mali : ‘’Si le droit n’est pas au centre des discussions...’’

Mbaranga Gasarabwe, représentante spéciale adjointe de l’ONU au Mali : ‘’Si le droit n’est pas au centre des discussions, le retour de la paix sera difficile au Mali’’

L’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye (EMP) de Bamako a abrité le mardi 6 février 2018, la cérémonie d’ouverture de la 5ème session annuelle de formation en droit international pénal et droit international des droits de l’homme placée sous le thème : « Le procès pénal international ». Cette session de formation est organisée conjointement par la Fondation René Cassin, Institut International des Droits de l’Homme (IIDH), la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté (FNF), et la Division des Droits de l’Homme de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA), avec le soutien de l’ambassade de France au Mali. L’objectif de la session de Bamako est d’offrir à un public francophone, originaire de la zone sahélo-saharienne, un accès à un enseignement d’excellence dans le domaine du droit international des droits de l’homme et du droit international pénal et de contribuer à la promotion de ces derniers dans le cadre des institutions nationales des Etats et de leurs juridictions.
La cérémonie d’ouverture de cette session de formation était présidée par le ministre des droits de l’homme et de la reforme de l’Etat, Me Kadidia Coulibaly Sangaré, en présence de la présidente de la cour constitutionnelle du Mali, Manassa Danioko, de la présidente de la commission africaine des droits de l’homme, Me Soyata Maïga, de Sébastien Touzé de la Fondation Réné Cassin, de Jules Maaten, directeur régional Afrique sub-saharienne de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, de Mbaranga Gasarabwe et de Guillaume NGefa de la Minusma et de nombreuses autres personnalités. Dans ses mots de bienvenue, le directeur de la division des droits de l’homme de la Minusma, Guillaume NGefa est revenue sur le rapport publié par sa structure le 1er février dernier qui fait état de plus de 600 cas de violations graves au Mali. A sa suite, le directeur de la Fondation René Cassin, Sebastien Touzé, les représentants de l’Ambassade France et d’Allemagne au Mali ont tous fait savoir qu’il n’ya pas de paix sans justice. Quant à Jules Maaten de la Fondation Friedrich Naumann, il a fait savoir que les droits de l’homme sont très importants. « Une société sans droit de l’homme est une société où il n’y a pas de paix sociale », a-t-il dit. Me Soyata Maïga a insisté sur la réparation des dommages causés aux victimes. Aux dires de Mbaranga Gasarabwe de la Minusma, le Mali traverse actuellement, une période difficile mais déterminante de son histoire et ce sont les choix qui seront faits en matière de lutte contre l’impunité qui pourront garantir le retour et la pérennité de la paix. « Si le droit n’est pas au centre des discussions, le retour de la paix sera difficile au Mali », a-t-elle dit. La présidente de la Cour constitutionnelle du Mali, Manassa Danioko a précisé qu’il n’y a pas d’Etat de droit sans constitution. Enfin, le ministre des droits de l’homme, Me Kadidia Coulibaly Sangaré qui représentait le Premier ministre a souligné que cette session est en phase avec l’actualité caractérisée par une recrudescence d’événements malheureux, des attaques par des éléments inconnus ou incontrôlés des groupes ou bandits armés à l’encontre des forces armées malienne. « Ces assaillants de tout acabit annihilent les efforts de toute la communauté nationale et internationale visant à ramener la paix au Mali », a-t-elle dit.

Aguibou Sogodogo

Du 07 Février 2018

 

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