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Mort de 11 militaires maliens : Paris ne reconnait toujours pas sa faute

Dans la nuit du 23 octobre 2017, un raid de la force Barkhane contre un campement jihadiste dans la région d’Abeïbara, au Mali, a causé la mort de onze soldats maliens détenus en otages.

La France refuse toujours de confirmer cette bavure de son armée. En marge du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique tenu cette semaine à Dakar, la ministre française des Armées s’est expliquée sur cette affaire dans une interview à nos confrères de Jeune Afrique.

"Ce raid visait un camp de terroristes. Il a permis de neutraliser un groupe de terroristes. Comme toujours, avant qu’une telle opération ne soit enclenchée, un certain nombre de repérages et de recueil de renseignements ont été réalisés. Ils ont permis de réunir toutes les informations permettant de penser qu’il s’agissait bien d’un camp de terroristes", a expliqué Florence Parly qui a souligné qu’"après l’opération, Barkhane est retourné sur le terrain. Les éléments recueillis ont confirmé que les renseignements qui les avaient conduits à intervenir étaient bons. Nous avons des informations factuelles montrant qu’il ne s’agissait pas d’otages. Nous avions de très bonnes raisons de penser qu’il ne s’agissait pas d’otages. Nous avons d’ailleurs partagé ces raisons avec les autorités maliennes".

Sous-entendant donc que les 11 soldats maliens tués ont été "retournés" d’otages à combattants, la ministre française a justifié que "nous avons des informations factuelles montrant qu’il ne s’agissait pas d’otages. Nous nous sommes donc expliqués très franchement avec les autorités maliennes". "Je crois pouvoir dire que cette question est derrière nous", a-t-elle conclu.

Nabila

L’Indicateur du Renouveau du 17 Novembre 2017

 

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