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Présentation du rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le Mali : Les précisions de Mahamat Saleh Annadif

Le chef de la MINUSMA a fait, entre autres, le point sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutterres a produit en fin septembre son rapport sur la situation au Mali. le contenu de ce document de 25 pages a été révélé aux 15 membres du conseil de sécurité par le chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif.

C’était au cours d’une vidéo conférence organisée en direct entre la salle de réunion de la MINUSMA au Mali et le siège des Nations unies à New York. Pour l’occasion, le représentant spécial d’Antonio Gutteres avait à ses cotés, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, l’adjoint de Mahamat Saleh Annadif, MBaranga Gasarabwé, le chef de la Force MINUSMA, Jean Paul Deconink, le chef de la police, Gal Issoufi Yacouba.

Du coté de New-York, c’est l’ambassadeur français, François Delatre, dont le pays assure la présidence du Conseil de sécurité, qui a présidé la séance.
Dans sa présentation du rapport du secrétaire général de l’ONU, le chef de la MINUSMA a fait le point sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

Mahamat Saleh Annadif a, depuis le siège de MINUSMA à Bamako fait la restitution des faits majeurs du document de 25 pages d’Antonio Gutteres aux 15 membres du Conseil de sécurité. Un rapport qui couvre la période mi-juin à mi septembre.
Le patron de la MINUSMA a commencé son allocution en rappelant les deux faits majeurs qui, selon ses mots, ont failli remettre en cause tout le processus et la mise en œuvre de l’Accord. Il s’agit notamment du débat sur le projet de révision de la Constitution et les affrontements armés entre la Plateforme et la CMA.

Selon Mahamat Saleh Annadif, tous ces événements constituent la principale cause des retards qui ont prolongé la mise en œuvre de l’Accord. Il a expliqué que ces événements malheureux ont connu un dénouement heureux par la suite. C’est alors que le gouvernement et les Nations unies ont convoqué le 20 septembre une réunion de haut niveau sur la mise en œuvre de l’Accord, réunion qui a vu la participation des signataires de l’Accord, à l’issue de laquelle les participants ont recommandé l’accélération de l’Accord, notamment à travers la création de la deuxième chambre du Parlement et l’Opérationnalisation des collectivités territoriales, le lancement du cantonnement et du processus de DDR, l’élaboration d’une feuille de route de la Réforme du Secteur de Sécurité de la Sécurité ( RSS) et le redéploiement progressif des Forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées. Malgré ce développement positif, le représentant spécial de Gutteres a souligné que les échéances électorales de 2018 arrivant rendent énormes les défis à relever. Au bout de dix minutes d’échange avec les membres du Conseil de sécurité à New York, Mahamat Saleh Annadif a passé en revue plusieurs autres sujets tels que la situation des droits de l’homme, les avancées réalisées par le gouvernement dans le traitement des dossiers de 2012, notamment la condamnation d’Aliou Mahamane Touré entre autres, l’adoption d’un régime des sanctions, la mise en place de la force du G5 Sahel. Il a également rappelé que la MINUSMA continuera à apporter son soutien aux institutions étatiques malgré qu’elles soient confrontées à des défis importants tels que les activités des groupes extrémistes et autres terroristes ainsi que des réseaux criminels.

L’intervention de Mahamat Saleh Annadif a été suivie par celle du ministre des Affaires étrangères et la Coopération internationale. Abdoulaye Diop s’est réjoui des précisions apportées par Annadif dans la présentation du rapport d’Antonio Gutteres. Le ministre Diop a, par ailleurs, dit l’étonnement du gouvernement face à l’affirmation dans ce rapport qui dit je cite « … presque qu’aucun progrès n’a été fait dans l’application de l’Accord pour la Paix et la réconciliation ». Abdoulaye Diop a reconnu que des difficultés subsistent certes dans le processus de mise en œuvre, mais il estime surtout que des progrès remarquables ont été enregistrés dans sa mise œuvre.

Mohamed Naman Keita

Le 22 Septembre du 09 Octobre 2017

 

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