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Réformes du secteur de la défense et de la sécurité : Plus de 1044 milliards FCFA investis ces trois dernières années

Le projet de la loi de finances au titre de l’année 2018, a été adopté le mercredi 27 septembre dernier en Conseil des ministres. A la faveur du traditionnel point de presse du porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé a expliqué aux hommes de média, les innovations prévues dans le nouveau projet qui est, cette fois-ci, présenté en mode programme. A cette occasion, il a révélé que plus de 1044 milliards FCFA ont été injectés dans le secteur de la défense et de la sécurité, ces trois dernières années.

Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté le mercredi 27 septembre dernier, le projet de loi portant loi de finances pour l’exercice 2018.

Présenté en mode programmes conformément à la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 modifiée, relative aux lois de finances, le nouveau projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du cadre harmonisé de la gestion des finances publiques au sein des pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine.

A la faveur de la 18ème session du point de presse du porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé a expliqué aux hommes de média les innovations majeures contenues dans le nouveau projet de loi. Au nombre desquelles, l’’introduction de la culture de résultats. En clair selon lui, à partir du 1er janvier 2018, la gestion du budget sera axée sur le résultat et les performances des différents départements ministériels. Le deuxième point innovant est la présentation et le vote des allocations budgétaires par programme et non par politique. Et en troisième ressort, la désignation dans les départements ministériels d’un chef de programme placé sous la tutelle du ministre dudit département.
D’après le ministre de l’Économie et des Finances, ces nouvelles mesures favoriseront l’assainissement des finances publiques. S’agissant du contexte de son élaboration, le ministre Cissé a déclaré qu’il intervient dans un contexte marqué par des perspectives de croissance économique mondiale et nationale favorables.
Selon lui, la préparation de la nouvelle loi des finances s’est faite sur la base d’un taux de croissance économique estimé autour 5,0% en 2018 contre 5,3% en 2017 et un taux d’inflation de 1,8% contre 1,0% en 2017 au Mali.

Par ailleurs, le ministre Boubou Cissé a précisé le projet de loi de finances 2018 réaffirme la détermination du Gouvernement d’assurer la convergence du déficit budgétaire vers la norme de 3% du Produit Intérieur Brut établie par l’UEMOA à l’horizon 2019. Et il vise à maintenir les dépenses dans la limite des ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme.

Quant aux recettes, d’après le ministre Boubou Cissé, elles s’élèvent à 1957 milliards 625 millions FCFA contre 1811 milliards 494 millions FCFA dans le budget rectifié de 2017. Soit une augmentation de 8,07% due à l’accroissement des recettes du budget général, des budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor.Tandis que les dépenses se chiffrent à 2330 milliards 778 millions FCFA contre 2167 milliards677 millions FCFA dans le budget rectifié de 2017, soit une augmentation de 7,52%.
Aux dires du patron de l’hôtel des Finances, cette légère augmentation des dépenses s’explique par la prise en charge des incidences financières de certains engagements de l’Etat concernant entre autres : la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, de la Loi d’Orientation et de Programmation militaire et de la Loi de Programmation relative à la Sécurité intérieure. A cet effet ? le ministre Cissé a révélé que ces trois dernières années, l’Etat a injecté 1044 milliards FCFA dans l’armée. En outre, le nouveau projet de loi des finances prend en compte : l’organisation des élections générales de 2018 pour un budget estimatif de 45 milliards FCFA ; les avantages accordés aux salariés suite aux négociations avec les partenaires sociaux pour une incidence financière de 32 milliards FCFA, le renforcement des crédits alloués au secteur de l’Agriculture, aux secteurs sociaux et aux dépenses en capital en vue de stimuler la croissance et la création d’emplois.

Le déficit budgétaire global se chiffre à 373 milliards 153 millions FCFA contre 356 milliards 183 millions FCFA dans le budget rectifié 2017, soit une augmentation de 4,76%. Le ministre Boubou Cissé a donné l’assurance que ce déficit sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures et la mobilisation de l’épargne à travers les titres d’emprunt émis par le Trésor.

Lassina NIANGALY

Tjikan du 29 Septembre 2017

 

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