Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Nord Mali
Bamako et Alger mobilisent 1,75 MEUR

L’Algérie et le Mali ont mobilisé 1,15 milliard de FCFA (1,75 million d’euros) pour un fonds spécial dans le cadre d’un accord de paix signé en 2006 à Alger et prévoyant le développement des trois régions du nord du Mali, a-t-on appris dimanche de sources officielles à Bamako.

Ce montant est "la première mise dans les caisses du fonds, devant servir au financement de petits projets de réinsertion des jeunes" dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal (nord et nord-est), ont indiqué des responsables du comité de suivi des accords d’Alger.

Pour la "mise de départ", le Mali a débloqué 650 millions de FCFA, et l’Algérie 500 millions de FCFA, d’après ce comité qui comprend des représentants du gouvernement malien et de l’ex-rébellion touareg, signataires de l’accord. Il inclut également des représentants de l’Algérie, qui a encadré la signature dudit accord paraphé en juillet 2006.

Cette annonce intervient deux jours après la libération, vendredi, de sept des personnes enlevées fin août dans les environs de Tinzaouatène (région de Kidal) par des hommes se réclamant du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga.

M. Ag Bahanga a expliqué que ce geste visait à prouver sa "bonne foi" vers le dénouement de la crise née après ces enlèvements.

Les environs de Tinzaouatène ont été ces dernières semaines le théâtre d’attaques des hommes de Ag Bahanga et de ripostes des militaires maliens, ainsi que d’accidents mortels sur des mines.

Une accalmie a été notée sur le terrain depuis le 18 septembre.

Une vingtaine de personnes demeureraient captives, après la libération des sept otages vendredi par le chef rebelle, geste perçu comme un nouveau pas vers la résolution de la crise.

Dans une adresse à la Nation, vendredi soir, à la veille de la célébration du 47e anniversaire de l’indépendance du Mali, le président Amadou Toumani Touré a exigé leur libération "sans délai", en réaffirmant l’accord d’Alger comme "seul cadre de dialogue et de concertation".

"Cet accord, qui est en cours d’application, sera respecté (...) Cependant, aucun acte, aucun comportement pouvant porter atteinte à l’intégrité territoriale, de notre pays et à la cohésion nationale ne sera accepté", a déclaré M. Touré vendredi.

L’accord d’Alger prévoit le renoncement à la lutte armée pour les Touareg et l’accélération par les autorités maliennes du développement des trois régions du nord du Mali, désertiques, qui abritent l’essentiel de la communauté touareg malienne.

(©AFP / 23 septembre 2007 18h28)

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2018 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés