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  Nord Mali
Vous avez dit trêve ?

Après avoir accepté et violé par la suite la trêve, la bande armée dirigée par le bandit de grand chemin, Ibrahim Ag Bahanga a, une fois de plus, accepté d’observer une autre trêve.

L’intermédiation des notables de l’Adrar des Iforas semble y avoir contribué, même si cette trêve intervient à un moment où Bahanga a fini de semer des mines dans toute la zone de Tinzawatten. Comme pour aller au bout de sa logique. Si ce n’est encore d’autres cadavres, qu’est- ce qu’un terroriste mal repenti veut-il récolter en semant des mines antipersonnelles ? En tout cas, il serait naïf d’espérer autre chose de quelqu’un qui ‘’négocie avec le couteau entre les dents’’.

Une chose est sûre : toutes les vérités ne sont peut-être pas bonnes à dire, mais une plaie ne peut non plus guérir tant qu’elle reste infectée. Cette atmosphère de ‘’braise sous la cendre’’ est franchement malsaine et il urge que les autorités changent de fusil d’épaule.

Un Etat jouit des prérogatives de puissance publique pour faire respecter l’ordre public et faire régner la justice par des agents qu’il paie pour cela. Ces derniers ne devraient pour rien au monde s’y dérober sous peine d’être punis pour forfaiture. Tout est clairement indiqué dans les textes de loi qui ne sont que l’expression de la volonté générale et nul n’est au-dessus de la loi et nul n’est censé ignorer la loi.

Si le nord fait partie du territoire malien, il est soumis à la loi dans toute sa rigueur. Il ne saurait être indéfiniment traité en no man’s land livré à la merci de hordes de bandits impunis. Car, à ce train, la trêve en cours ne sera pas le dernier.

Alhassane H. Maïga | Le Challenger

21 septembre 2007

 

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