Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Presse
Après son ultimatum pour le retrait du projet de révision constitutionnelle : La Plateforme veut battre le pavé ce mercredi

Après son ultimatum pour le retrait du projet de révision constitutionnelle / *La Plateforme « Antè A Bana » veut battre le pavé ce mercredi / *Demande la mise en accusation du Président IBK pour haute trahison

La Plateforme « Antè A Bana : Touche pas à ma constitution » a décidé à l’unanimité lors de son Assemblée générale du 07 Août 2017 d’exiger du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, le retrait pur et simple de son projet de révision constitutionnelle au plus tard le mardi 15 août 2017 à minuit. Passé ce délai, la Plateforme « Antè A Bana » se réserve le droit d’user de tous les moyens que lui offrent la Constitution du 25 février 1992 et les lois de la République afin de faire aboutir ses revendications légitimes. N’ayant jusqu’à présent pas reçu une réponse favorable de la part des plus hautes autorités du Mali, la Plateforme veut mettre en exécution son ultimatum. Pour preuve, dans un communiqué en date du 13 août 2017, signé par son vice-président, l’honorable Amadou Thiam, la Plateforme « Antè A Bana » informe l’opinion nationale et internationale qu’à l’expiration de son ultimatum le mardi 15 août 2017 à minuit, elle organisera une marche pacifique le mercredi 16 Août 2017 pour exiger la mise en accusation du président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour haute trahison.

« La Plateforme « ANTÈ A BANA : Touche pas ma Constitution ! » informe l’opinion nationale et internationale qu’à l’expiration de son ultimatum le mardi 15 août 2017 à minuit, elle organisera une marche pacifique le mercredi 16 Août 2017 pour exiger la mise en accusation de Mr Ibrahim Boubacar Keïta pour haute trahison afin qu’il soit démis de ses fonctions de Président de la République du Mali », c’est en substance ce qui ressort du communiqué de la Plateforme « ANTÈ A BANA – Touche pas ma Constitution » en date du 13 août 2017 signé par son vice-président, l’honorable Amadou Thiam.

Selon les responsable de la Plateforme « ANTÈ A BANA – Touche pas ma Constitution », cette marche citoyenne et populaire prendra le départ à 9 Heures précises à la Place de l’Indépendance pour se terminer devant le siège de l’Assemblée nationale du Mali. « Une lettre sera alors remise dans ce cadre au Président de l’Assemblée nationale lui demandant de saisir les honorables députés d’une mise en accusation du Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA devant la Haute Cour de Justice pour haute trahison », précisent les organisateurs de la marche. A cet effet, la Plateforme « ANTÈ, A BANA-Touche pas ma Constitution » invite les populations de Bamako et environs à participer massivement à cette marche populaire, citoyenne et pacifique.

Les leaders religieux tentent de faire baisser la tension entre les deux camps

Le président IBK va-t-il retirer son projet de révision constitutionnelle ? La Plateforme va-t-elle renoncée à sa marche de demain ? Voire même son appel à la « désobéissance civile » ? Rien n’est moins sûr. Le samedi passé, lors d’une rencontre, les religieux et les familles fondatrices de Bamako ont demandé au président de la République, IBK, de surseoir son projet de révision constitutionnelle en vu d’apaiser le climat social. Après leur rencontre avec président IBK, ils (les religieux et les familles fondatrices de Bamako) ont également rencontré hier lundi 14 août 2017, les responsables de la Plateforme « Antè A Bana : Touche pas à ma constitution ». Selon une source proche de la Plateforme « Antè A Bana », la rencontre a regroupé une vingtaine de personnes du côté de la plateforme avec comme chef de délégation l’Honorable Thiam. Selon la même source, la délégation des religieux était composée des leaders du Haut conseil Islamique, du groupement des leaders religieux, de l’organisation de Macky BA, de Soufi Bilali, des catholiques, des protestants, et d’autres. Les autorités traditionnelles, le coordinateur des chefs de quartiers de Bamako, tous les chefs des familles fondatrices de Bamako avec à leur tête le chef des Niaré, étaient aussi présents à cette rencontre.

Au cours de cette rencontre, les religieux et les familles fondatrices de Bamako ont également demandé à la Plateforme « Antè Abana : Touche pas à ma constitution » de surseoir à sa marche de demain. « La rencontre a duré plus de trois heures d’horloges. Les échanges ont été durs mais sincères. La plateforme a été informée par ceux qui les recevaient de la décision du chef de l’Etat malien de surseoir à son projet de Révision constitutionnelle et de rencontrer les responsables de la plateforme. Par conséquent, il a été demandé à la plateforme de surseoir à la marche citoyenne du 16 août prochain décision que la plateforme soumettra à l’appréciation de l’assemblée générale qui est souveraine », indique une source proche de la Plateforme « Antè A bana ».

A rappeler que depuis le 11 juin 2017, date de sa création, la Plateforme « ANTÈ A BANA – Touche pas ma Constitution » lutte pour le retrait pur et simple du texte en sa forme actuelle et l’ouverture d’une large concertation des Forces Vives de la Nation en vue d’aboutir à l’adoption d’un texte consensuel. C’est ainsi que la Plateforme « Antè A Bana : Touche pas à ma constitution » a organisé 4 grandes activités (marche du 17 juin 2017, meeting du 1er juillet 2017, marche du 15 juillet 2017, meeting du 03 août dernier) pour la satisfaction de ses doléances. Selon la Plateforme « Antè A Bana », le nouveau texte constitutionnel renforce les pouvoirs du président de la République et fait de lui un « monarque ».

Aguibou Sogodogo

Le Républicain du 15 Aout 2017

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2016 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés