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  Nord Mali
Suspendu à une nouvelle trêve rebelles/armée

Une nouvelle trêve annoncée mardi par Ibrahim Ag Bahanga, chef des rebelles touareg auteurs de plusieurs attaques contre l’armée malienne depuis fin août, laisse entrevoir une sortie de crise quelques jours après la rupture d’un premier cessez-le-feu décidé le 31 août.

La situation demeurait calme mercredi dans le nord-est désertique malien, près de la frontière algérienne, selon des sources concordantes.

"Nos troupes ont reculé d’une de leurs positions dans le nord, et nous constatons que la trêve est respectée sur le terrain par tout le monde", a déclaré à l’AFP un responsable de l’armée malienne installé dans le nord.

Mardi soir, le chef rebelle avait annoncé à l’AFP qu’il respecterait à partir de mardi minuit (locale et GMT) une nouvelle trêve et libèrerait "bientôt" plusieurs otages.

Une source proche d’une délégation de notables touaregs de Kidal (nord) qui a rencontré mardi Ag Bahanga a même indiqué à l’AFP que le chef rebelle serait prêt à libérer, sous conditions, toutes les personnes enlevées fin août.

"Les otages sont en vie (...) Il (Bahanga) s’est dit prêt à faire un geste en libérant une partie des otages dans un premier temps, mais sur l’insistance de la délégation, Bahanga a finalement accepté sous conditions de libérer tous les otages", a déclaré mercredi Amada Ag Bibi, porte-parole de l’ex-rébellion touareg malienne représentée au sein de la délégation.

M. Ag Bibi a affirmé ne pas connaître "pour le moment" la contrepartie désirée par M. Ag Bahanga.

Les hommes de Ag Bahanga ont enlevé fin août une cinquantaine de personnes dans le nord-est, malgré des accords de paix signés en juillet 2006 entre le gouvernement malien et les ex-rebelles touareg sous médiation algérienne.

Depuis, 20 otages environ ont officiellement recouvré la liberté.

Une première trêve décidée fin août après une médiation du chef touareg Iyad Ag Ghaly avait volé en éclats à la mi-septembre, quand sept rebelles et un soldat avaient été tués dans des affrontements selon l’armée.

Interrogé pour savoir si cette mesure d’apaisement était la conséquence de la médiation de notables touareg de Kidal, de M. Ag Ghaly ou de l’intervention de l’Algérie, un compagnon de Bahanga, après avoir consulté le chef rebelle, a répondu à l’AFP mardi soir : "oui, c’est grâce à tous ceux-là".

Selon plusieurs observateurs, Ag Bahanga a très probablement obtenu de Bamako un allègement du dispositif militaire dans le nord.

"C’est une question de rapport de forces. L’armée malienne était très probablement sur le point d’encercler les rebelles (...) Bahanga était certainement en mauvaise posture, mais il est impensable qu’il n’ait pas obtenu de contrepartie", a expliqué à l’AFP un diplomate en poste à Bamako.

Avec les différents renforts dépêchés depuis fin août sur le terrain, "plus de 500 militaires maliens sont positionnés actuellement" dans le nord avec le renfort d’ex-rebelles touaregs opposés à l’action de Ag Bahanga, a précisé à l’AFP une source proche du ministère malien de la Défense.

Par ailleurs, Iyad Ag Ghaly, le chef du mouvement des ex-rebelles touareg maliens, auteur d’une première médiation fin août, devait "en principe" retourner dans le nord avant la fin de la semaine, selon son entourage, qui a souligné que l’Algérie, via son ambassadeur au Mali Abdelkrim Gheraieb, est associée aux pourparlers.

M. Ag Bahanga n’a formulé en personne aucune revendication après les enlèvements, mais il a été accusé par le gouvernement malien de vouloir prendre le contrôle du poste frontière de Tinzaouatène (2.000 km au nord-est de Bamako) pour se livrer notamment au trafic de drogue.

AFP

20 septembre 2007

 

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