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Bisbille autour d’un espace vert à la Cité « Luxembourg » : une dame sème la terreur

Pour s’octroyer un espace vert, le seul prévu dans le schéma urbanistique de la cité dite « Luxembourg » de Missabougou, la dame Soumaré Amina, va jusqu’à agresser physiquement ses voisins qui s’y opposent.

Ses agissements frisent la curiosité et suscitent inquiétude. Mme Soumaré Amina semble bien décidée à aller jusqu’au bout pour s’attribuer l’espace public de la très prisée citée SIFMA, sise derrière le centre de formation professionnel multifonctionnel « Baaradege Kalanso Salif Sangaré » de Missabougou. Peu importe la manière et… n’en déplaise aux habitants. Méthodes choisies : intimidation, agression verbales et physiques, trafic d’influence…
Un feuilleton hallucinant

Après la parcellisation du site il y a quelques années, la Société immobilière et foncière du Mali (SIFMA) prévoit un espace vert, conformément au plan d’urbanisation. Ce plan est signifié sur les titres fonciers de tous les acquéreurs. L’espace compris entre celui de M. Maïga et celui Mme Soumaré et séparé d’une voie d’accès a vite déclenché une volonté d’accaparement chez cette dernière. Ainsi, après avoir construit sa maison, elle entreprend malicieusement des actions visant à annexer le site. Le geste de trop est sans doute le transfèrement de sa porte sur l’espace public en question, la plantation d’arbres domestiques et l’érection d’un mur de clôture. Ce qui vaut à l’illustre dame une résistance des habitants de la Cité regroupés au sein d’un Collectif.
Pour combattre la coalition en face d’elle, avec l’espoir inébranlable de remporter la partie, Amina Soumaré formule en avril dernier une plainte pour tentative d’assassinat sur sa personne et este en justice les chefs de famille de la cité. Brisée hélas dans son élan par le Tribunal de grande instance de la commune VI, qui semble classer l’affaire faute de preuves, la plaignante décide alors de procéder par la manière forte. Elle n’hésite pas à en venir aux mains avec tous ceux qu’elle croise sur son chemin.
Son dernier forfait en date, l’agression verbale ensuite physique, mercredi 05 juillet dernier, d’un résident de la Cité dans une banque de la place. Venu faire une opération bancaire, Badara Bagayoko a eu le malheur de tomber sur une adversaire qui lui en veut tant. « Je vais tous vous détruire grâce à mes relations…J’ai des bras longs… Je vais tous vous emprisonner un à un », vociférait la dame (toute furieuse) poursuivant le sieur Bagayoko du parking jusqu’à l’intérieur de l’établissement. C’est à ce moment précis, selon des témoins, qu’elle décide de se jeter sur sa « proie » le rouant de coups. Sous le regard pantois et médusé des agents de la sécurité qui réussissent finalement à la maîtriser.
Les images qui nous sont parvenues laissent voir chez Badara Bagayoko une blessure certifiée par une expertise médicale signée du neurochirurgien Drissa Kanikomo du CHU Gabriel Touré. « Large plaie linéaire d’environ 3 cm, au niveau de la face interne du cou gauche, Œdème rongeur et chaleur autour de la plaie (coup de griffe)… », lit-on sur le document. Aussi, des images d’une précédente agression laissent voir la même Soumaré Amina coinçant un homme contre le flanc d’un mur.
Les habitants font bloc
Après des agressions physiques perpétrées sur deux des leurs, les chefs de famille de la Cité Luxembourg craignent pour leur sécurité et en appellent à la sagacité des autorités judiciaires. « Le pire pourrait arriver », s’inquiète Adama Coulibaly, résident.
Dans une plainte introduite le 7 juillet auprès du Tribunal de Grande Instance de la commune IV, le Collectif des résidants de la cité dénonce ce qu’il qualifie de tentative d’appropriation de l’espace vert par Amina qui aurait tenté en vain d’acheter l’espace auprès de la SIFMA.
Le Patron de cette société, Mamadou Guediouma Coulibaly, a laissé entendre au téléphone : « La dame n’a pas à changer les orientations urbanistiques à son seul profit. Elle n’avait pas le droit de changer la sortie de sa maison sur cet endroit et ne doit surtout pas se l’approprier ».
Contactée, la dame Soumaré n’a pas souhaité s’exprimer, mais s’en tient vigoureusement à sa plainte.

Par David DEMBELE

Le Reporter du 26 Juillet 2017

 

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