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  Un peu d’histoire, d’art et de culture
4ème édition du Festival international ‘’les nuits du Kamalen N’goni’’ : …Désormais inscrit en lettres d’or dans l’agenda culturel du Mali

Initié par l’Association des Voix et Musique pour l’Intégration Culturelle (AVMIC), la 4ème édition du festival international ‘’les nuits du Kamalen N’goni’’ s’est tenue à Yanfolila du 13 au 16 avril dernier sur le thème : le rôle de culture dans la régionalisation. C’était sous le parrainage de Bakary Togola, président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), avec comme marraine Mme Sangaré Djénéba Diakité. Les cérémonies d’ouverture et de clôture se sont déroulées en présence du Maire de la commune rurale de Wassoulou Ballé, Vincent Paul Sidibé, du Commissaire du festival, Abdoul Berthé, du Préfet de Yanfolila, Amadou Bah et des autorités administratives, politiques, coutumières de Yanfolila.
Dans son intervention, le Maire Vincent Paul Sidibé dira que ce festival doit être encouragé et accompagné par les autorités administratives, politiques, les services techniques et les personnes ressources de la commune car un festival est toujours un lieu du donner et de recevoir. Selon lui, le Wassoulou a été toujours reconnu comme une contrée riche en musique et en rythmes dans le monde en général et au Mali en particulier. Pour preuve dit-il, des grands noms d’artistes qui font la fierté du Mali et de toute l’Afrique sont issus de cette localité. 
« Le festival les nuits du Kamalen N’goni est en train de trouver des solutions aux difficultés qui sont entre autres, la perte de l’identité culturelle et de nos repères, la rupture entre les jeunes artistes et la vieille génération, l’absence de cadres de rencontre, de concertation et d’échanges pour les artistes et les acteurs de la culture et la quasi inexistence d’activités culturelles », a-t-il ajouté. Avant de déplorer le manque de salle de spectacle adéquate à Yanfolila.
Pour sa part, Abdoul Berthé expliquera que le thème du festival a été choisi pour sensibiliser les acteurs culturels à jouer pleinement leur rôle dans la régionalisation. Selon lui, le festival offre l’opportunité de mieux vendre les richesses touristiques, culturelles, agricoles et artisanales de la localité. Il a lancé un appel à l’endroit des décideurs politiques afin qu’ils réservent une place de choix pour la culture dans leur PDSEC pour permettre de mettre en place des activités culturelles. Il a souligné que la culture est sous-estimée et sous financée par le gouvernement malien qui ne lui réserve que 0,5% du budget national. Une situation qui doit changer selon lui, car la culture est le moteur de tout développement.
« La culture est le plus grand pourvoyeur d’emploi qui peut absorber le chômage, car chaque artiste peut employer de 10 personnes de façon permanente et créer plus de 100 emplois temporaires par an. Nous avons aujourd’hui plus de 4 millions de personnes qui travaillent dans ce secteur », a-t-il souligné.
Selon le représentant des partenaires et des sponsors, Dr Mahamat Adoum Doutoum, directeur adjoint de l’Institut Culturel Afro-Arabe, la culture avant tout est un vecteur d’émancipation individuelle, une ouverture d’esprit, une opportunité d’enrichir son esprit critique et un éveil à la sensibilité esthétique et artistique. Pour lui, elle est aussi un facteur d’échange et d’intégration, un don de partage avec les autres et un échange socialisé. Il a promis d’accompagner l’organisation de la 5ème édition de ce festival.
A sa suite, le parrain Bakary Togola a salué l’initiative. Selon lui, ce festival est un lieu et un moment d’échanges et de relations commerciales. Ce festival dit-il a permis de faire connaitre la diversité culturelle du Mali, son union, cela à travers la représentation de toutes les régions pays.
La marraine Mme Sangaré Djénéba Diakité quant à elle ajoutera que depuis 4 ans, ce festival constitue un véritable cadre d’échange pour la population. « Nous accompagnerons ce festival car c’est la nôtre. Vivement la 5ème édition ! », a-t-elle dit.
Le préfet de Yanfolila, Amadou Bah abondera dans le même sens. Avant de rappeler que la 3ème édition a été couronnée de succès. « Ce festival sera une opportunité pour la promotion des arts et de la culture mais aussi pour réconcilier les cœurs et les esprits et insuffler du coup une nouvelle dynamique aux divers secteurs du développement local », a t-il laissé entendre.
Le député Yaya Sangaré venu participer à ce festival a invité les populations de la localité à s’unir davantage pour la réussite de ce festival. Pour lui, Oumou Sangaré et Yoro Diallo doivent tout faire pour sa réussite.
« Pourquoi deux festivals à Yanfolila si on peut s’unir pour faire en sorte que le premier réussisse », a-t-il fait remarquer. Même son de cloche pour le président du Conseil de Cercle, Seydou Diakité qui a déploré l’absence des Maires des communes de Wassoulou. Il a promis de faire en sorte qu’ils soient présents lors de la 5ème édition.
Le Wassoulou est connu comme étant une zone aurifère où l’or seul peut développer la localité. Il y’a deux grandes mines d’or à savoir Somika et Wasoul’or qui n’ont fourni aucun effort pour soutenir cet évènement culturel.
Lors de ce festival, il y’a eu plusieurs conférences entre autres sur ‘’la sensibilisation contre la drogue et le VIH-SIDA, ‘’le rôle de la culture dans la régionalisation’’, ‘’le rôle de la jeunesse rurale dans le cadre de la réconciliation nationale’’, ‘’ le rôle et la responsabilité des collectivités locales dans la régionalisation’’. En outre, il y’a eu des expositions de photos et de sculptures, de l’athlétisme, une remise d’attestations de reconnaissance aux artistes et aux participants. Des artistes comme Yoro Diallo, IBA One, Nabintou Diakité, le groupe Lolo, Prince Solo, Mamadou Sassi Bouaré, des humoristes de ‘’Sewa Yiriba’’ de Bamako et d’autres artistes venus d’ailleurs ont donné un show inédit durant ces quatre jours de festival. A noter que les jeunes filles et les instrumentistes formés en février dernier sur financement de la Coopération Suisse ont aussi émerveillé les festivaliers durant ces 4 jours de festival. Et c’était leur 2ème prestation après celle du festival ‘’Didadi’’ de Bougouni.

Aoua Traoré, envoyée spéciale

Tjikan du 18 Avril 2017

 

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