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Processus électoral : L’installation de la nouvelle Ceni attendue aujourd’hui

C’est parti pour le starting-block ! Conformément à la nouvelle loi en vigueur, ils sont une quinzaine de membres dont dix issus de la classe politique de façon paritaire entre l’opposition et la majorité et 5 de la société civile. En vertu des disposition de la même loi électorale, la confirmation des futurs membres de la CENI ne sera effective qu’après décret pris en conseil des ministres qui ne saurait tarder d’autant qu’il doit intervenir avant les opérations de révision des listes électorales. En attendant, conformément le starting-block est déjà fin prêt. Après la notification du ministre en charge de l’administration territoriale, les différentes entités organisationnelles et associatives constitutive de la Commission Electorale Nationale Indépendante ont procédé à la désignation de le urs représentants respectifs dans le délai de quinze jours prévu par la loi 048 du 17 Octobre 2016.

On dénombre ainsi, du côté de la majorité présidentielle, Evaris Camara de la Commune II pour le compte du RPM, Mme Zouré Fadimata Maïga pour l’Adema-PASJ, tandis qu’Alhousseini Abba de Goundam représente la Codem et que le parti Mpjs est représenté par son président en la personne d’Abdoulaye Maïga. Idem pour le RMC de l’avocat Me Moriba Diallo qui effectue du coup un retour fracassant sur la scène publique après une longue absence. Il faut dire que les premiers responsables du RMC ainsi que du Mpjs ont dû pour la circonstance renoncer à diriger leurs formations respectives en vertu notamment de l’Article 9 de la loi électorale, qui rend inadmissible à la CENI les présidents de parti ainsi que les membres du gouvernement, entre autres.

A l’instar de la CMP, l’opposition s’est également acquittée de l’exercice de désignation de sa demi-dizaine de représentants à l’organe de supervision du processus électorale. On y dénombre l’ancien membre de la CENI, Befon Cissé pour l’URD, tandis que les dévolus du Parena et de SADI ont été respectivement jetés sur les frères Danzié Sogoba et Massa Sogoba. Y figurent par ailleurs, pour le compte de la même opposition, Amari Traoré de l’ADP-Maliba et Moussa Kanouté du PRVM- Fasoko.

Quant à la société civile elle ne compte pour l’heure que quatre représentants au lieu des cinq attendus sur le starting-block. En cause, la difficulté qu’éprouvent les associations de défense des droits de l’Homme à accorder leurs violons sur l’unique place qui leur revient de droit. Celle est en effet âprement disputée entre la Commission nationale des droits de l’Homme et l’Association malienne de défense des droits de l’Homme. L’une estimant qu’elle est une faitière des organisations de cette vocation, l’autre se prévalant de plus d’autonomie qu’une structure mise en place par l’Etat, le processus d’installation de la nouvelle Ceni sera d’autant moins affecté par leurs tiraillements que la non-désignation d’un représentant n’entache pas la régularité de l’organe.

Les autres composantes de la société sont Amadou Bah pour le compte du syndicat Autonome de la Magistrature, Me Issaka Sanogo du Barreau, le membre sortant Oumou Traoré de la CAFO, le prêtre Coulibaly pour les organisations religieuses.

En attendant l’étape des démembrements aux niveaux régional et local, la bataille pour la présidence de la succession du président sortant Mamadou Damoutani s’annonce déjà rude, quoique partiellement tranchée. Enjeux obligent, en effet, la présidence selon toute évidence ne va échapper à la société civile en tant que potentielle alternative aux intransigeances de la majorité et de l’opposition. Un rôle d’arbitre lui sera par ailleurs dévolu lorsqu’il sera question de trancher les inévitables convoitises de certains postes stratégiques, notamment la première vice-présidence et la questure.

Le Témoin du 01 Mars 2017

 

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