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Mariage précoce au Mali : 70 000 adolescentes meurent chaque année en donnant la vie

Le mardi 20 décembre 2016, la Coalition malienne de défense des droits de l’enfant (COMADE), en partenariat avec l’ONG Save the Children, a organisé au centre Al Farouk de Bamako, la journée d’information et de sensibilisation des leaders religieux sur la problématique du mariage d’enfants au Mali. La cérémonie d’ouverture de cette journée était présidée par le responsable de programme de Save the Children, Fenke ELSKAMP, en présence du président de la COMADE, Amadou Bocar TEGUETE et d’autres personnalités. Il ressort du rapport publié par Save the Children que 70 000 adolescentes meurent chaque année en donnant la vie.

L’objectif général de cette journée est de contribuer aux efforts nationaux visant la promotion de l’abandon de la pratique du mariage d’enfants au Mali. Selon le rapport publié par Save The Children le 11 décembre 2016 : « Aucun Enfant Oublié : libre de vivre, libre d’apprendre, à l’abri du danger », la mortalité maternelle est la 2ème cause principale de décès chez les adolescentes âgées de 15 à 19 ans (après le suicide) de par le monde. Le nombre d’adolescentes qui meurent chaque année suite à des complications pendant la grossesse ou l’accouchement est estimé à 70 000. Chaque année 2,5 millions de filles de moins de 16 ans mettent au monde un enfant, selon ledit rapport. Au Mali, la pratique du mariage d’enfants a des conséquences incommensurables sur le plan éducationnel et socio-sanitaire. Face à ces dangers, les acteurs ont décidé de prendre à bras le corps le phénomène qui devient de plus en plus inquiétant. L’organisation de cette journée est l’une des initiatives pour mettre fin à cette pratique hors norme. Dans son allocution, le président de la COMADE, Amadou Bocar TEGUETE a fait savoir que l’épanouissement de la petite fille est l’un des principes chers à l’islam. Quant à la représentante de l’ONG Save the Children, Fenke ELSKAMP, elle a souhaité l’abandon pur et simple de cette pratique. « Chers leaders religieux, soyez rassurés que les actions que nous menons au Mali ne visent qu’un seul et ultime objectif : accompagner les parents à offrir les meilleures conditions de survie, de développement et d’épanouissement à leurs enfants, qui sont aussi nos enfants à tous », a conclu Fenke Elskamp.

Aguibou Sogodo

Le Républicain du 28 Décembre 2016

 

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