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Agriculture écologique et biologique : L’AOPP et ses partenaires à pied-œuvre

L’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP) avec l’appui de ses partenaires a organisé mardi une conférence de presse pour échanger avec les hommes de médias sur l’évolution du projet "Institutionnalisation de l’initiative de l’agriculture écologique et biologique en Afrique (AEB)". La conférence invite les autorités à plus d’engagement en faveur de l’agriculture écologique et biologique (AEB) pour le bien-être des populations et de la biodiversité.

La conférence de presse était présidée par le président de l’AOPP, l’honorable Thiassé Coulibaly. Il avait à ses côtés le coordonnateur du projet AEB, Seydou Tangara, Issa Coulibaly (point focal d’AEB), et Siaka Doumbia (Helvetas-Mali).

Il s’agissait pour les acteurs d’AEB d’évoquer l’évolution du projet "Institutionnalisation de l’initiative de l’agriculture écologique et biologique en Afrique (AEB)". Un projet sous-régional lancé en 2013 pour cinq ans, regroupant quatre pays de l’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Ethiopie) et quatre autres de l’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Mali, Sénégal, Bénin).

Pour le point focal, Issa Coulibaly, ce projet fait suite à l’initiative prise en 2011 par des chefs d’Etat africains en faveur de l’agriculture biologique écologique. Elle vise à institutionnaliser les principes de cette forme d’agriculture dans les politiques et programmes de développement agricole des pays d’ici 2025.

Depuis son lancement en 2013, le projet au Mali a subi quelques difficultés de mise en œuvre, mais il connaît depuis juillet 2016 une nouvelle dynamique qui s’est traduite par des rencontres techniques autour de la relecture des conventions et l’actualisation des plans d’action. Plusieurs organisations sont impliquées dans la réussite de ce projet.

Il s’agit de l’IER-CRRA Sikasso (chargé de la recherche et vulgarisation), l’IPR de Katibougou (chargé de l’information et communication), Rematrac-Bio (développement de la chaîne de valeur et accès au marché), et l’AOPP, chargée de la coordination. Il faut ajouter Helvetas, CPS de l’agriculture, Copagen, etc. 

D’ici 2018, l’AOPP et ses partenaires entendent, entre autres, mobiliser les organisations paysannes, les structures de recherches, les universités et centres de recherche autour de ce projet pilote pour sensibiliser les décideurs pour la prise en compte au Mali (dans les politiques, les stratégies, programmes, etc.) la dimension institutionnalisation de l’agriculture écologique et biologique, faire des études pour analyser les écarts entre les politiques actuelles et faire lien avec la vision de l’AEB, la conduite des plaidoyers pour l’inclusion de l’AEB dans les politiques nationales à travers une stratégie et un plan d’investissement.

La finalité de ce projet, confiera les conférenciers, est l’institutionnalisation de l’AEB à travers un engagement fort des autorités gouvernementales pour en faire un modèle de production assurant la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour ce faire, ils invitent l’Etat à subventionner l’agriculture écologique et biologique au même titre que l’agriculture conventionnelle.

L’AEB est un système de production qui assure et améliore la santé des populations et maintient en bon état les sols et les écosystèmes.
L’AEB a fait son entrée dans notre pays dans les années 1998 par le coton biologique à la suite de la crise du coton conventionnel sous l’accompagnement de Helvetas-Mali. Aujourd’hui, le coton bio est cultivé par plus de 220 000 petits agriculteurs dans 22 pays à travers le monde.

Ousmane Daou

L’Indicateur du Renouveau du 28 Décembre 2016

 

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