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Bemba reconnu coupable de subordination de temoin par la CPI : Le rouleau compresseur continue

Il n’est visiblement pas au bout de ses peines. Le rouleau compresseur de la justice continue son petit bonhomme de chemin. L’ancien vice-président de la RDC, Jean Pierre Bemba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’en finit pas avec ses démêlés judiciaires. En effet, déjà condamné en juin dernier à 18 ans de prison ferme pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, en vertu du principe de la « responsabilité du commandant », l’ex-patron du Mouvement de libération du Congo (MLC) vient d’être reconnu coupable de « subornation intentionnelle de 14 témoins de la défense et de production intentionnelle de faux éléments de preuve », selon les termes du communiqué de la Cour pénale internationale (CPI). En termes plus clairs, Jean Pierre Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda ainsi qu’un député du MLC, en la personne de Fidèle Babala, étaient accusés d’avoir fabriqué ou présenté à la CPI de faux documents, afin d’obtenir l’acquittement de l’ex-chef de guerre. Toute chose qui n’augure rien de bon pour l’ancien vice-président congolais qui, rappelons-le, est en attente de son procès en appel. Car, estimant très lourde et injuste la peine de dix-huit ans qui lui a été infligée, Jean Pierre Bemba avait interjeté appel. Rien ne dit d’ailleurs qu’un deuxième verdict sera plus clément.

Deuxième mort de Bemba

Le parquet ayant requis contre lui vingt-cinq ans de prison ferme, la peine pourrait même être alourdie. Touchons du bois. Mais toujours est-il que ce procès à rebondissements sonne désormais le glas des ambitions politiques de cet "homme bien né" qui rêvait d’un destin national.

Comme quoi, cela doit servir de leçon aux autres, notamment à tous les seigneurs de guerre et autres satrapes du continent qui, parce qu’ils sont puissants, s’arrogent le droit de vie et de mort sur leurs compatriotes. C’est le cas, pour ne pas les nommer de Pierre Nkurunziza du Burundi, Joseph Kabila de la RDC et des rebelles comme Joseph Kony et Riek Machar qui, tôt ou tard, seront rattrapés par les fantômes de leurs victimes.

Ainsi va la vie. Chacun finit par être rattrapé par son passé, bon ou mauvais. En tout cas, pour revenir à ce que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier de deuxième mort de Bemba, on peut dire, sans risque de se tromper, que c’est actuellement le président Joseph Kabila qui rit sous cape de voir un redoutable adversaire sans fin aux prises avec la Justice internationale.

B.O

19 Octobre 2016

Source lepays.bf

 

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